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Jn in China

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7 avril 2014

Tranquillité céleste à Qingdao

 

plage de donghai

  

C'est sur le sable de Qingdao que j'écris ces lignes. Au calme, à la mer, loin de l’éternelle agitation chinoise. Enfin un moment de repos où je peux rédiger.

Près de moi des enfants jouent avec le sable. Les mères chinoises fuient les rayons de soleil, pourtant si agréables. L'une d'entre elles décapsule une bouteille de la célèbre bière locale avec ses dents. Un homme s'essaye aux ricochets sans succès. Plus loin, des pêcheurs se grillent une cigarette en surveillant leur ligne. D'autres quidams inspectent les rochers à la recherche de coquillages ou de crabes.                                                               

A l'horizon des bateaux naviguent paisiblement dans toutes directions. D'où viennent-ils, où vont-ils? Weihai, Dalian, Dandong, Incheon, Fukuoka, Osaka. Ces destinations me passent par la tête, j'aimerais toutes les (re-)visiter. Le ciel azur est très dégagé. La mer Jaune est en fait bien bleue. Le soleil de printemps, le léger bruit des vagues et le ronronnement lointain des navires m’apaisent.

Après mon footing au bord de mer au réveil, je méritais bien ce moment de calme et volupté. La course à pied commence à beaucoup me plaire. Garder la forme, perdre du poids, éliminer les toxines, faire le vide. Voir du paysage, des visages. Prendre le relais de mon père ce multi-marathonien confirmé. 
Si dans ma jeunesse de footballeur amateur les footings étaient toujours une corvée, je chausse maintenant ma paire de Mizuno avec un malin plaisir.       

Les premières foulées sont parfois difficiles, lourdes, mais après un peu d'entraînement, des courses régulières, le plaisir vient tout de suite, cette sensation de légèreté, cette impression de voler au-dessus de la surface.

Je m'égare. Les amis avec qui j'ai passé ce weekend sont déjà repartis pour Shanghai. Il me reste quelques heures avant mon vol pour Hangzhou. Rien de tel que de les passer en lézardant sur la plage.   
J'avais toujours entendu du bien de Qingdao. Cité balnéaire ayant accueilli les épreuves  de voile aux JO de Pékin, la mer y joue un rôle important. Les restaurants de fruits de mer font partie du décor. Le passé allemand et l’influence de la Corée voisine donnent un charme certain à la ville. D’ailleurs je m'y suis vu traduire une phrase du coréen vers l'allemand à des étudiants rencontrés au hasard, situation improbable pour un Français en Chine.

La proximité de Séoul à 500 kilomètres à l’est influe sur le paysage urbain de la ville : restaurants coréens à chaque coin de rue, panneaux traduits en hangeul. 182000 Sud-coréens vivent à Qingdao. Moi qui ai un faible pour le pays du Matin Calme, je ne pouvais que m'y plaire.  

L'air est pur, bien plus que dans le bassin Hangzhou-Suzhou-Shanghai. Qingdao jouit d'un calme étonnant pour une grande ville chinoise.
                                                        
Les Qingdaonais ont un physique imposant, plutôt grands et larges. Une caractéristique commune des habitants de la province du Shandong, dit-on. Les filles sont grandes, le visage fin, non sans leur donner un certain charme. Les gens m’ont paru ouverts, sympathiques.

Ils parlent mandarin avec le fameux accent du nord, le "n" prononcé comme un "r" roulé du fin fond de la gorge. La sonorité rappelle le coassement des crapauds. Cette comparaison parait péjorative mais j'adore écouter parler les locaux. Cela me rappelle Dalian, mon premier amour de Chine. Je parle de la ville évidemment. Beaucoup de Chinois originaires du nord-est vivent à Qingdao, et vice-versa. Je ne sais pour quelle raison ces migrations me fascinent. L'Empire du Milieu a un immense territoire. Je me surprends souvent à contempler la carte de Chine affichée au-dessus de mon lit. 

Il est l'heure pour moi de quitter cette paisible plage et me diriger vers l’aéroport.                
C’était un très agréable week-end en bord de mer.

 

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15 novembre 2013

Escale à Hangzhou

sunset in binjiang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici cinq mois que j'ai débarqué à Hangzhou pour une nouvelle étape.

J’ai entre temps perdu ma grand-mère, et j'ai maintenant ma copine qui vit en Corée. Envahi par le sentiment que je devrais passer plus de temps avec mes proches.                    

Mon cœur balance entre l’idée de rentrer au pays pour mieux profiter des miens, et rester en Asie, une situation que bien m'envient. La vie est courte, il faut la vivre sans regrets. Mon passage à Hangzhou pourrait être plus court que prévu.

Hangzhou, une cité sympathique, en bien des points similaire à Suzhou: prospère, plutôt verte, à proximité de la sulfureuse Shanghai.    

Mon mode de vie est plus calme qu'avant: moins de voyages, moins de sorties, les semaines passent entre travail, sport, apprentissage du coréen et du chinois. Mes pensées sont déjà tournées vers l'avenir.

 

 

waiting

 

19 août 2013

Un été à Dalian

A peine deux mois après mon arrivée à Hangzhou dont je vous parlerai très bientôt, je n’ai pu resisté au chant des sirènes dalianaises.

C’est devenu une tradition, chaque été je m’offre un week-end à Dalian, douce cité balnéaire du Nord de la Chine. Là où j’ai débuté mon aventure asiatique il y a presque quatre ans, avant de partir pour Suzhou.

Je suis resté attaché à cette ville, mon port d’arrivée en Chine.

Ainsi qu'à cette province, le Liaoning, et cette région, le Dongbei.

La chaleur, la générosité et le caractère trempé des Mandchous. Leurs grandes silhouettes, leurs visages fins et agréables. L’accent local si prononcé qui remplace les terminaisons en “an” par un “are” comme en anglais. La mer de Chine à proximité, la douceur du climat estival. Les bons souvenirs de mes débuts en Chine. Les quelques amis que j’y ai encore, leur accueil toujours enthousiaste et chaleureux.

Des petits bonheurs qui rendent à chaque fois mon séjour savoureux.

 

 

gare de dalian

La gare de Dalian, comme indiqué

     

centre-ville

Centre-ville, ciel bleu

 

passante de dalian 

Une passante en bord de mer

 

aéroport dlc

Dalian en lettres rouges à l'aéroport

 

Cette virée à Dalian version 2013 a cependant pris une tournure inattendue. Par l’intermédiaire du préparateur physique français du Dalian Aerbin FC, club de foot pro de la ville, j’ai eu la chance de rencontrer Guillaume Hoarau. Le Réunionnais a été transféré du Paris Saint-Germain à Dalian en début d’année, pour un salaire que je n’ose citer dans ces lignes.

Hoarau vit et s’entraine à 10 minutes à peine de là où j’habitais il y a quatre ans. Les grands esprits se rencontrent !

Apres avoir assisté à leur entraînement la veille, puis à leur match victorieux, j’ai même dîné et bu quelques coups avec Hoarau et d'autres joueurs “expats” de l’équipe. J'ai été étonné de leur disponibilité et leur simplicité. Guillaume m’a raconté de savoureuses anecdotes sur le monde du football dans une ambiance très détendue.

 

hoarau

Monsieur Hoarau!

 

veille de match

Veille de match, léger entraînement. L'ancien Barcelonais Seydou Keita, lui aussi au Dalian Aerbin FC, apparaît sur la droite de la photo

 

hoar

Hoarau plaquant un coéquipier

 

dalian contre wuhan

Soir de match. Résultat: Dalian - Wuhan 3-0. Les trois points dans la besace! 

 

Avant de clore cette brève dalianaise j’aimerais vous donner des nouvelles de personnes que j’avais cité au début de ce blog, mes amis de l’époque:

Matthias, mon colocataire allemand à Dalian: il travaille maintenant chez Bosch à Nanjing (en français Nankin). Je l’ai revu deux fois à Suzhou, je compte lui rendre visite à Nanjing prochainement

Yoshihito, ami nippon rencontré à Dalian: après avoir enchaîné plusieurs emplois à Dalian avec plus ou moins de réussite (force de vente pour une entreprise de tissu, manager assistant d’un resto japonais), il est rentré au Japon et travaille maintenant à Tokyo pour sa mère qui possède une entreprise d’immobilier. Il voyage souvent au Vietnam pour les affaires

Li Shuang, agente d’accueil de mon immeuble à Dalian: elle occupe toujours le même emploi. Elle s’est mariée cette année en juin

Zhao Shi Cheng, agent d’accueil de mon immeuble à Dalian: je n’ai malheureusement plus de nouvelle de ce bon vivant depuis qu’il est rentré dans sa ville natale, Daqing, dans le grand Nord.

 

matthias et compagnie

Matthias, votre serviteur, Li Shuang et Yoshihito

 

cheng

Le fameux Cheng...

27 février 2013

Nuits shanghaiennes

 

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Malgré ce titre racoleur, j’ai seulement envie de vous parler de la scène nocturne de Shanghai, réputée pour être une des meilleures d’Asie.

Dans un précédent papier j’écrivais que la musique des boîtes chinoises était ringarde comparée à Séoul. Cela dit plusieurs soirées m’ont fait réviser mon jugement.

Il faut le dire : Shanghai nous régale régulièrement de grosses soirées, accueillant des DJ mondialement connus.

 

Des artistes renommés: Kalkbrenner, Breakbot, Camea

L’année dernière j’ai vu Paul Kalkbrenner en concert dans un club savoureusement appelé le Mao. Paul Kalkbrenner, artiste allemand devenu célèbre grâce à Berlin Calling (film où il y joue son propre rôle, un DJ en vue de la capitale allemande qui connaît bien des déboires entre soirées et drogues).

Bilan: une super soirée dans un club rempli d’Allemands, du gros son de la part de Kalkbrenner. J’ai même pu appréhender le lascar à sa sortie du Mao. Un type sympa, en maillot du Bayern et une bouteille d’eau à la main, accessible quoiqu’un peu décalé : je lui ai demandé quelle était sa boîte préférée à Berlin, il m’a rétorqué qu’il n’aimait pas Berlin, alors que le film dans lequel il a joué et beaucoup de ses sons en font l’apologie.

 

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 Kalkbrenner et moi, la sortie des artistes

 

Pour mieux apprécier la musique de Paul Kalkbrenner je vous propose le clip de sa chanson la plus connue Sky and Sand, ou un mix de plus d'une heure de ses sons

Autre DJ qui m’a bien fait kiffer, comme on dit dans le jargon : Breakbot, du label Ed Banger.

En pleine tournée asiatique, l’artiste de musique électronique français a posé ses platines en Chine le temps d’une soirée. Ca s’est passé à l’Arkham, une nouvelle boîte shanghaienne aux allures de bunker souterrain et qui m’a rappelé mes plus belles heures berlinoises.

Breakbot,  aux faux airs de Jésus avec ses cheveux longs et raides, sa barbe saillante, son corps fluet et ses mimiques théâtrales, nous a littéralement éclaboussés de son talent. Aux platines il a enchainé avec maestria des sons house, techno, funk et hip hop. Des styles difficiles à mélanger sans verser dans le « mix de supermarché ».

Là encore j’ai eu la chance de rencontrer l’artiste dans un after, après son set. Un gars cool, ouvert, pas prétentieux. Hormis de sa musique on a pu causer de nos origines communes (Breakbot est yvelinois).

Sa chanson la plus connue est Baby I’m Yours

 

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 Breakbot feat. JN @Amber Shanghai

 

Parmi les autres artistes que j’ai vu à Shanghai, je peux citer Camea.

Une DJ originaire de Seattle signée chez Bpitch Control, un des labels berlinois de référence dans la musique électronique, hébergeant également Paul Kalkbrenner. J’éprouve un grand respect pour Camea, ne serait-ce que parce qu’elle a mixé dans des boîtes prestigieuses de Berlin : le Berghain, le Watergate, le Trésor, le Club der Visionäre, le Weekend... Autant de clubs réputés parmi les meilleurs du monde en terme de techno/house, fréquentés par les meilleurs DJs. Et qui je dois l’avouer ne me rappellent que des bons souvenirs.

Camea est venue au Lola, un bar/club techno de Shanghai connu pour être régulièrement bondé. Le soir en question n’a pas dérogé à la règle. Difficile de danser sans cogner quelqu’un tellement il y avait foule dans ce petit espace. Mais purée quel son… Trois heures de musique incroyable.

 

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 Certains DJs encore plus renommés sont venus récemment mixer à Shanghai, mais je les porte moins dans mon cœur : Carl Cox, Armin van Buuren, Paul van Dyk, Sven Väth.

 

DJs locaux talentueux: Jasmine Li, Robin Blixt

Parlons également des DJs locaux, Shanghai regorge de talent. Je pense notamment à Jasmine Li.

Grande Chinoise aux cheveux courts, plutôt élégante, Jasmine Li est l’ancienne principale DJ résidente du M2, un des clubs les plus connus de Shanghai, situé au cinquième étage d’un mall de l’avenue chicos Huaihai Road. Elle opère maintenant dans plusieurs clubs de la mégalopole, et est même actuellement en tournée en Europe. Elle le mérite bien. J’ai adoré à chaque fois ses prestations aux platines, très bonne technique et toujours de l’excellente musique. C'est tout simplement la meilleure DJ d’Asie à mes yeux, parmi ceux que j'ai écoutés.

 

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jasmine_li_m2

 

J’ai aussi envie de vous parler de Robin Blixt, DJ suédois à l’étonnant parcours.

Arrivé en Asie dans le cadre d’un échange universitaire, il y est finalement resté en tant que DJ. Il est maintenant directeur artistique et DJ résident du Bar Rouge. Le fameux Bar Rouge de Shanghai. Situé sur le Bund, avec sa vue imprenable sur les gratte-ciels de Pudong, son atmosphère chic et parisienne. Pas du tout ma tasse de thé, ce club est trop cher, les cocktails y sont fades et je trouve la clientèle hautaine. Mais je reconnais que Robin Blixt a énormément de talent à revendre, "il envoie du lourd" pour reprendre l'expression des jeunes. Il est largement au-dessus des autres DJ du Bar Rouge. Sûr qu’il cartonnerait en Europe.

 

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Blixt sévit souvent au Amber, un after que j’apprécie. Le genre de petit club à l'atmosphère confinée qui se remplit à 5 heures du matin pour ne désemplir que quand le soleil atteint son zénith.

L’Amber a la particularité d’être situé en plein milieu d'une résidence, au rez-de-chaussée d’un immeuble, je me demande ce qu’en pensent les voisins. La clientèle est assez hétérogène : expats en costard, toxicomanes, trans, africains au business louche à l’entrée des toilettes…

Mais le son y est tellement bon. Idéal pour finir la nuit shanghaienne en douceur et noyer l’alcool dans une dernière danse.

 

14 février 2013

Scooter léopard

Allez, un petit mot sur la mode léopard qui fait fureur en Chine.

Il n’est point rare de croiser ça et là, au coin de la rue, dans un bar ou une boîte de nuit d’étranges créatures tout de léopard vêtues : manteau, haut, jupe, ceinture ou sac à main couleur beige à pois noirs. Il s’agit souvent de cougars prêtes à jeter leurs griffes sur une jeune proie.

La folie léopard a néanmoins dépassé le cadre vestimentaire puisque j’ai pu remarquer lors de diverses escapades des housses de volant,  des banquettes arrière, des couvertures, et des rideaux léopards.

Hier sur le chemin pour aller manger une assiette de nouilles à l’agneau et aux poivrons « chez le rebeu » (comprenez un restaurant tenu par des musulmans chinois originaires du Xinjiang) j’ai même croisé deux acolytes en scooter léopard. Je n’ai pu m’empêcher d’immortaliser l’instant en ayant une pensée émue pour toutes les pauvres bêtes sacrifiées.

 

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11 février 2013

The Snake

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C’est l’heure du Nouvel An Chinois. Bonne année à tous mes lecteurs. 

Surtout aux Serpents : ceux nés en 2001, 1989, 1977 etc.

Quelques exemples de "serpents" célèbres: JFK, Gandhi, Pablo Picasso, Mao Tsé Toung, Javier Pastore.

Dans la mentalité chinoise le signe du Serpent représente l’élégance, mais aussi le mystère. Ce que tend à confirmer le dernier cité!

 

Certains de mes amis ont profité des vacances pour partir dans des contrées exotiques: Philippines, Laos, Corée du Sud, j'ai même un ancien collègue italien qui est parti visiter la Corée du Nord (oui, c'est possible). D'autres sont tranquillement au chaud avec leurs copines.

Moi je suis resté à Suzhou, dans le froid et les pétards.

Les Chinois sont tous rentrés dans leur "laojia" (ville natale), et ceux de Suzhou restent à la maison pour cuisiner, manger, boire du thé et du baijiu, fumer et jouer au majiang. En gros comme un réveillon de Noël qui dure une semaine.

Du coup la ville est totalement inactive. J’ai voulu faire un foot cet après-midi mais arrivé au stade nous n’étions que deux péquins !

 

14 janvier 2013

Élégance, fierté et patriotisme: la Corée du Sud

Encouragé par les retours positifs reçus par e-mail, je poursuis ainsi mon effort d’écriture et m’essaie à une énième brève sur la Corée.

J’ai passé cette belle période de fêtes à Séoul. Les tampons coréens commencent à se faire nombreux sur mon passeport puisque ce n’est pas moins que la cinquième fois que je me rends dans la capitale de ce charmant pays dit du Matin Calme. Avec à chaque fois une saveur différente.

Puisque je suis parti le 24 décembre, je me suis fait un petit plaisir en évitant les compagnies aériennes chinoises (Air China, China Eastern, et China Southern), leurs sièges serrés et leurs rangs bondés. Je me suis offert un billet sur Asiana Airlines, compagnie coréenne un peu plus chère mais le service est au rendez-vous: hôtesses courtoises et jolies, sièges grand confort, design intérieur léché, kimchi à bord et taux de remplissage souvent bas, ce qui offre une sensation d’espace agréable à l’intérieur du zinc.

 

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Mon avion Asiana sur le tarmac de Shanghai Pudong

 

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Pourquoi Asiana plutôt qu'Air China? Voici un élément de réponse

 

C’est mon cinquième voyage Chine – Corée, Séoul est comme ma résidence secondaire. Ma base arrière pour m'évader de Chine. J’y ai mes repères, j’y ai quelques potes, je connais les lieux où il faut aller et ceux à éviter, je commence à parler la langue, je vais d’ailleurs vous le prouver en écrivant les noms propres en한글(alphabet coréen). Certains amis à Suzhou me surnomment même « le Coréen ». Ils savent que je leur ramène à chaque fois des produits innovants made in Korea : vêtements design, chaussures stylées, montres originales,  cigarettes raffinées, nouveaux alcools pas encore sortis en Chine.

C’est la première fois que je me rends à  서울(Séoul) en plein hiver. Les -15° de moyenne et la neige m’ont un peu cueilli à froid. Cependant on s’y fait vite, le temps sec et l’absence de vent rendent la fraîcheur tolérable. C’est pas pire qu’à Dalian où le vent glacial venu de Sibérie était insupportable !

 

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Vue de l'hôtel

 

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Citoyenne de Séoul

 

J’ai passé un soir de Noël original : après un resto chic avec deux amies coréennes rencontrées lors de ma précédente venue cet été, nous nous sommes dirigés vers une boîte de nuit en vue de la capitale. Du très bon son, des bons DJ comparés à la musique souvent ringarde en Chine.  Même si bien sûr on est encore loin du niveau berlinois.

Le style de danse des Coréens est unique: un tempo à contretemps de la musique, la tête et les épaules penchées d’un côté, le dos un peu courbé,  ce qui donne un résultat assez esthétique. C’est aussi comme ça qu’on reconnaît facilement les Coréens en Chine.

 

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Un mot sur la belle clientèle coréenne peuplée d’élégants jeunes hommes sur leur 31, costard trois pièces cintré et cravate fine de rigueur, ou alors habillés en étudiant fashion, avec lunettes rondes « à la Léon » mais sans verre, et cartable en accessoire de mode. Et que dire des charmantes Coréennes: le visage clair, les lèvres rouge flashy, les yeux joliment courbés, et la peau lisse.

Grâce à la chirurgie esthétique me direz-vous ? C’est en tout cas l’argument de nombre de Chinoises, qui réfutent la théorie selon laquelle les Coréennes sont les plus belles femmes d’Asie. Elles avancent que ces dernières ont un fort penchant pour le coup de bistouri, ce qui fausse la donne. Les Coréennes répondent par le fait que les Chinoises sont sales, ne se lavent jamais et donc ne les atteignent pas à la cheville.

 

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Cruelle pub avant-après, vue dans le métro de Séoul

 

Vous l’avez compris, dans la péninsule coréenne les clichés sont légion. J’y ai appris que les Anglais sont tous des gentlemen. Laissez-moi rire ! Et que nous autres Français sommes romantiques, idée également largement répandue en Chine. Une réputation certes flatteuse pour notre égo mais qui laisse pensif : qu’ont bien pu faire nos ancêtres pour faire autant l’unanimité en Asie ?

J’ai ressenti de l’admiration de la part de la population coréenne pour la culture française. Une aubaine dont sont en train de profiter de plus en plus d’entreprises françaises en s’installant en Corée. En retour, l’intérêt de la France pour la Corée ne cesse de croître, et l’image qu’on a des Coréens est en train d’évoluer. Pour moi le Coréen moyen est très moderne et ultra-connecté (on parle des Coréens comme « 50 millions de consommateurs sophistiqués »), mais également très fier de son pays.

Une fierté nationale qui se ressent dans le comportement communautaire des Coréens, mais aussi dans le langage. Ici on dit « notre pays » (우리나라) pour désigner la Corée du Sud. Les Coréens se sentent insultés lorsqu’on les prend pour des Chinois ou Japonais, et d’après ce que j’ai pu voir, beaucoup se montrent condescendants envers ceux-ci. Un patriotisme exacerbé par l’instabilité régionale et la rivalité géostratégique avec les voisins japonais, chinois et aussi bien sûr le frère ennemi nord-coréen. La présence militaire américaine elle aussi ne fait pas l’unanimité. Dans certaines boîtes, notamment dans le quartier de 홍데(Hongdae), les G.I. (soldats américains) sont interdits d’accès, car réputés trop bagarreurs. Pas de souci par contre avec un passeport français, j’ai été très bien accueilli :) Ce qui est d’ailleurs le cas dans tous les pays que j’ai visités jusqu’à présent.

Ce patriotisme parfois agaçant, je le pardonne volontiers eu égard à l’amour que les Coréens portent au football. Le sport national incontestable. Même les filles sont folles de foot et vont voir un match entre copines. Tous les joueurs pros coréens évoluant en Europe sont des superstars ici, même ceux qui sont méconnus dans le Vieux Continent. A l’image de 기성용 (Ki Sung-Yong) , milieu de terrain de Swansea dont la belle gueule et la silhouette longiligne tapissent les murs du métro de Séoul. Deux anecdotes m’ont fait sourire : un chauffeur de taxi en pleine course qui avait un œil sur la route et l’autre sur le match diffusé sur la petite télé incrusté dans son tableau de bord. Et un entrainement de foot d'une équipe de province à Chuncheon, un 29 décembre au soir malgré la neige et le froid glacial, ça m’a rappelé mes belles heures de foot hivernal à Berlin.

Nombre de Coréens sont aussi fanatiques des jeux vidéo,  pour preuve ce caissier d’une petite épicerie qui ne m’avait même pas remarqué, trop concentré sur sa télé qui retransmettait un tournoi de starcraft 2 ! L’industrie des jeux-vidéos est très prise au sérieux dans le pays puisque de nombreux gamers coréens sont professionnels et vivent des gains des tournois et des salaires versés par leur équipe et les sponsors. Les plus talentueux d’entre eux peuvent toucher plusieurs centaines de milliers de dollars par an !

 

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기성용 (Ki Sung-Yong)

 

Je ferme cette parenthèse sur mon ressenti sur les Coréens. Je voulais vous montrer quelques jolies photos prises à 춘천(Chuncheon, nom qui signifie rivière du printemps), ville de la province de 강원(Kangwon) à deux heures de train de Séoul. Une nature simple, fraîche et jolie. Vallées, rivières glacées et ponts ensoleillés, loin de la cohue.

 

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Vue depuis le 춘천소양강댐(le barrage de la rivière Soyang)

 

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Le froid on s'y fait je vous dis!

 

J’ai passé quelques jours à Chuncheon avant de retourner sur Séoul pour la soirée du 31, l’apothéose de mon séjour. Je vous en fais un bref compte-rendu.

- Soirée qui commence tranquillement en dégustant des 떡볶이(ddeokbokki: sortes de galette de riz en forme de grosses nouilles, c'est très épicé!) et des 신라면 (shinlamyeon: nouilles instantées) avec ma petite bande coréenne, près de mon hôtel à 명동 (myeongdong, le quartier du shopping pour touristes)

- Célébration de la nouvelle année aux douze coups de minuit avec du 소주(soju) mélangé avec du 맥주(mekju : bière) pour se chauffer

- Puis virée dans 강남(Gangnam, littéralement « au sud de la rivière ») le quartier riche maintenant mondialement connu, sous une neige soutenue et dans un froid de canard. Entrée en boîte 엘루이 Ellui  sur les coups de 2 heures. Salle remplie, excellent son, trois sets de musique électronique et deep house mixée par des dj coréens, dancefloor chauffé à blanc, gin tonics et danse déhanchée jusqu’à l’aube

- Sortie de boîte, un peu éméché. Retour en taxi, en traversant les ponts de la rivière Han qui scinde Séoul en deux. Vue magique sur le fleuve, les nombreux ponts couverts de neige et les quelques rayons de soleil à l’horizon

- Arrivée à l’hôtel vers 7 heures. Quelques instants plus tard, direction le spa du 20e étage. Vue magnifique sur tout Séoul et les montagnes environnantes dans le plaisir et la chaleur du bain massant. Le luxe ultime

- Ensuite, pas le temps de dormir, mais juste de me doucher, me changer, déguster mon petit déjeuner à base de toasts de saumon (1er janvier oblige), plier mes bagages et attraper mon vol retour pour la Chine.

 

Je quitte la Corée sur les rotules, mais j’entame 2013 sur les chapeaux de roue. Bonne année à tous!

 

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Réserves de soju en cas de crise nucléaire

 

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1er janvier 2013, 7h, Séoul s'éveille

 

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Tampons coréens

 

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Le soju, une institution alcoolisée à 20°

 

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막국수 (Makkuksu), sorte de nouilles froides cuisinés avec un oeuf et autres, l'un des plats traditionnels de Chuncheon

 

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L'auteur de ce blog pose devant une porte typique coréenne

 

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Le hangeul: l'écriture coréenne, pas si difficile à apprendre que ça en a l'air!

14 décembre 2012

Rencontre de haut vol

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Ce jeudi soir j’ai fait une rencontre plutôt intéressante dans un bar de Suzhou. Un Chinois qui aurait pu être mentionné dans mon article précédent.

Il s’appelle « Day » et n’étonne non seulement par son prénom mais aussi par sa profession. Tenez-vous bien: il est agent pour le Ministère de la Défense chinoise, sa mission est de s’infiltrer dans les milieux politiques taïwanais afin d’ «harmoniser » les relations bilatérales*.  Mais ce n’est pas tout pour notre bonhomme : selon ses dires il sait piloter un hélicoptère, faire du piano, et il a été auparavant un athlète en brasse papillon. Pas mal pour un gars d’à peine vingt-cinq ans !

 

Difficile à avaler me direz-vous mais moi je mords à l’hameçon. Présenté par une amie en commun qui était sa camarade de lycée à Nantong (dans la province du Jiangsu comme Suzhou), Day est finalement un type charmant, sympa et drôle. Sa largeur d’épaule et sa carcasse d’1m83 (oui, en Chine à cette taille on peut parler de carcasse) témoignent de son passé de nageur. Mais le malheureux Day - un nom dont on s'habitue finalement assez vite - est devenu tout rouge après avoir bu à peine un shot de tequila. Comme bon nombre de ses compatriotes son visage tourne écarlate quand il ingurgite la moindre quantité d’alcool. Ce qui doit plaider en sa défaveur dans son métier où la discrétion est reine.

En tout cas nous sommes restés en contact et nous nous sommes promis de nous revoir pour boire un canon. J’essaierai d’en savoir un peu plus sur ce curieux personnage. Et puis sait-on jamais, être ami avec un membre du Parti communiste chinois ça peut toujours servir.

 

*Pour rappel, la République populaire de Chine et l'île de Taïwan entretiennent des rapports plus qu'ambigus puisque la Chine considère Taïwan comme une région administrée de son propre territoire, or Taïwan se revendique indépendante.

10 décembre 2012

Les noms anglais des Chinois

En fouillant dans mes affaires j'ai retrouvé un faire-part de mariage de mon ancien collègue et coloc An Zheng avec la douce Eva Liu.

Un bon gars ce An Zheng, avec qui j'ai partagé pendant un mois un appartement le temps de trouver mieux. Je me souviens qu'il avait la flemme de changer l'ampoule de la salle de bain, on allait toujours aux toilettes dans le noir et on s'éclairait à la lumière du téléphone. Autre souvenir cocasse, lui qui économisait le plus possible, il n'allumait pas le chauffage l'hiver et dormait en manteau!

An Zheng a subtilement choisi de se faire appeler Engine en anglais, choix stratégique pour un ingénieur de l'industrie automobile. Un nom innovant mais qui peut laisser perplexe. Auriez-vous l'idée d'appeler votre fils "Moteur"?

Les employés chinois des entreprises occidentales utilisent souvent un prénom anglophone pour faciliter les communications, prénom qu'ils choisissent à leur guise. Quand on connaît le goût disons... original de nos amis mandarins (non non je ne critique pas!), ça donne lieu à des prénoms assez loufoques: outre Engine j'ai eu affaire à des Swallow, Sunny, Rain, Summer, Apple, Libby, Amma, Omega, Lunar, Lopsa chez les femmes; Bell, Benson, Bruce, Tiger, Hunter, Gaston Lagaffe chez les hommes (c'est la vérité je vous jure!)

En tout cas le pauvre Engine a eu quelques difficultés à écrire mon (vrai) nom sur le faire-part...

De Jean-Noël je passe à Lean Joeal. Comme si mon prénom n'était pas assez bizarre comme ça ;)

 

ferre part

 

30 novembre 2012

Couverture mondiale

Un bref message aujourd'hui, pour parler de vous mes lecteurs.

L'étonnement m'envahit lorsque je consulte le tableau des pays d'origine des internautes qui suivent ce blog. De la Corée du Sud au Canada, de la Hongrie à l'Australie, du Togo à Singapour, vous me lisez des cinq continents. Cf ci-dessous.

 

geo

 

Je n'ai malheureusement pas de scoop mondial à vous faire partager.

La saison hivernale s'installe en douceur dans la province du Jiangsu. Je me porte mieux, plus de béquille mais je boite encore, je vais attendre 2013 pour reprendre le chemin des terrains.

Aujourd'hui j'ai cuisiné coréen pour la première fois de ma vie.

 

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J'ai un examen officiel de chinois mandarin ce dimanche matin à l'Université de Suzhou, à neuf heures pétantes. J'essaye donc d'étudier à fond en vue d'obtenir le précieux sésame. Une tâche peu évidente ce week-end car deux vieux amis, et pas les moins fêtards (Richard et Mathias mon coloc allemand à Dalian) sont de passage à Suzhou.

 

C'est tout pour le moment. Ici la Chine à vous la Terre

 

18 novembre 2012

Convalescence à Wuxi

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L'équipe Delta (version 2011-2012)

 

Journée amère

Dimanche 4 novembre.

Sous un léger soleil d’automne, mon équipe française Delta affronte Ollie’s, formation à majorité espagnole comme son nom ne l’indique pas, nos prétendants les plus sérieux pour le titre de champion.

Après dix minutes de jeu, le score est toujours nul et vierge dans ce match à six points. Nous contrôlons le jeu, avec notamment un tir sur la barre de la part de Kevin, mon nouveau colocataire chez qui j’ai emménagé depuis le mois d’octobre. Mais c’est sur une offensive espagnole que les ennuis commencent.

A la suite d’un deuxième ballon, c'est-à-dire un ballon dégagé par notre défense mais immédiatement récupéré par les adversaires, je m’apprête à faire un tacle glissé afin d’annihiler le tir espagnol qui s’annonce. Je touche la balle à temps, mais l’attaquant adverse ne freine pas son geste et frappe comme un sourd dans ma cheville. Douleur intense. Je mords la pelouse synthétique et les petites boules noires qui vont avec. Fin du match immédiate pour moi. Hôpital, radios. Bilan : grosse entorse, la cheville aussi gonflée qu’un pamplemousse.

Dans le même temps, peu après ma sortie sur blessure, l’autre défenseur central Manu commet une faute grossière dans notre surface. L’arbitre mandarin opte sans hésiter pour la double sanction : carton rouge et pénalty. Notre équipe est désorganisée, le match nous échappe. Score final 2-0 pour Ollie’s. Les Ibériques s’envolent en tête du classement à quatre points de nous, alors qu’il reste quatre journées et un calendrier qui leur est favorable.

Une journée au goût amer s’achève. Peut-être un tournant du championnat. Assurément un coup d’arrêt pour moi.

 

Repos, Fifa et pizzas

C’est ma première blessure au foot en dix-sept ans de carrière ! Il était temps. Comme si mon corps me disait stop, que le rythme était trop élevé ces dernières semaines, voire depuis trois années que je suis en Chine.

Tant de matches, de voyages, de soirées, de boulot, peu de repos.

Après un très (trop?) bref aperçu des radios et de l’état de ma cheville, le docteur chinois m’a prescrit trois-quatre jours de repos, mais les médecins français consultés par e-mail (en fait Guy et Malou, les parents de ma belle-mère Myr) m’ont conseillé un mois de repos total, sans appui. Chauvinisme ou pas, j’ai plutôt tendance à faire confiance à ces derniers.

J’ai passé ma première semaine de repos à la maison, c'est-à-dire à l’apparte (mais en Chine on dit quand même à la maison) entre poche de glace sur la cheville, attelle et « Yunnan Baiyao », une sorte de spray magique adapté à la médecine chinoise.

Me voici réduit à l’inactivité. Se retrouver contraint à l’immobilisation est très frustrant dans un pays qui bouge tellement, où tant de choses sont à voir et à faire. Mais j’écoute mon corps et je prends ma guérison au sérieux pour ne pas rechuter dès le prochain tacle glissé. Surtout que ce geste est ma marque de fabrique, ceux qui m’ont croisé sur une pelouse le savent.

Les parties de Fifa avec Kevin, les films, les livres et Internet m’aident à tuer le temps. En guise de repas, vu mon infirmité, les plats commandés se sont imposés. J’ai fait le tour des pizzerias à emporter de Suzhou : La Rose pizza, Papa John’s, Melrose pizza…

Comble de malchance : lors d’une de mes rares sorties j’ai accompagné – en béquilles – Kevin à son match de foot corpo du samedi. Une première mi-temps âpre qui voit son équipe menée contre le cours du jeu. Les défenseurs se focalisent sur Kevin, le joueur clé, l’homme à abattre de son équipe. Puis en deuxième mi-temps, arriva ce qui devait arriver... Le pauvre coloc s’est blessé lors d’une frappe de mule, le pied violemment contré par une semelle adverse. Résultat : entorse de la cheville droite, exactement comme moi !

Notre appart’ loge maintenant deux éclopés, et quatre béquilles.

Scène assez cocasse, lorsque la copine de Kevin est arrivée dans l’appartement, elle nous a vus tous les deux debout en béquilles, l’air malin. Fou rire général assuré.

 

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Colocataires et blessés

 

Lors de ma deuxième semaine de convalescence, ne pouvant toujours pas marcher, j’ai dû annuler mon vol pour Saigon, où je devais assister au mariage de JP, mon ancien coloc franco-cambodgien, et sa douce K, vietnamienne – cantonaise, autrement dit un cocktail explosif.

 

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JP et K, une photo de mariage dans la plus pure tradition asiatique

 

Une bonne partie de mes amis d’ici y sont allés. Déclarer forfait à la dernière minute pour l'expédition vietnamienne a été une grande déception, car le programme, notamment la Bachelor party (enterrement de vie de garçon) du principal intéressé s’annonçait mémorable. J’en attends avec impatience le compte-rendu dès que la fine équipe sera de retour à Suzhou.

 

Rééducation à l’Hilton

Qu’à cela ne tienne. J’ai eu un agréable lot de consolation : une semaine à l’hôtel Hilton de Wuxi, tout frais payés. J’ai en fait accompagné May qui était en formation.

Wuxi se situe à vingt kilomètres au nord-ouest de Suzhou. C’est ici que s’est déroulé un meurtre plus que suspect dans le roman de Qiu Xiaolong: Les Courants fourbes du lac Tai.

A l’hôtel j’ai pu profiter « peinard » des petits-déjeuners continentaux, de la piscine et de la salle de gym. Le personnel a été aux petits soins avec moi et mes pauvres béquilles. Tel un footballeur pro lors d’un stage de rééducation, je me suis concocté un beau programme : un peu de natation, de musculation, bains, sauna et beaucoup de repos.

 

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J’espère être sur pied, c’est le cas de le dire, d’ici deux semaines. Afin de disputer les dernières journées du championnat d’automne. Et surtout de continuer à arpenter les méandres de la Chine et son territoire infini.

 

 

 

31 octobre 2012

Chongqing ville sulfureuse

 

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Retour en Chine et nouveau voyage pour Chongqing cette fois.

J’ai beaucoup à dire sur cette cité qui sent le soufre.

Chongqing se prononce « Tchongtching ». En caractères chinois: 重庆. Immense mégalopole de presque 30 millions d’habitants, jumelée avec Toulouse. Généralement considérée comme ville de l’Ouest alors que géographiquement elle reste dans la moitié Est de la Chine. Mais se trouvant à deux heures d’avion de Shanghai, elle en est plus éloignée que le sont Séoul, Pyongyang, Nagasaki.

Si Chongqing fit jadis partie de la province du Sichuan, elle a obtenu en 1997 le statut de ville-province en raison de son important développement. Elle est l’un des quatre « fours » de Chine, les villes les plus chaudes en été avec environ quarante degrés de moyenne, les trois autres étant Wuhan, Nanjing (alias Nankin) et Xi’an.

 

Marseille chinoise

La ville est réputée pour ses plats très pimentés (notamment ses fondues), sa brume, ses jolies habitantes, sa mafia et son taux de criminalité élevé. Ce qui donne lui un côté mystérieux. Les locaux parlent un dialecte à l’accent un peu chantant. Je m’amuse à surnommer Chongqing « la Marseille chinoise » pour toutes ces raisons.

Les rivières Changjiang et Jialing découpent son centre-ville, qui est relié aux collines environnantes par d’innombrables ponts surélevés, impressionnants. Quand le brouillard se lève, la ville semble cracher de la fumée de ses poumons. Difficile de ne pas tomber sous le charme des eaux troubles de Chongqing.

 

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Croisement des deux rivières, la différence de couleur de l'eau est nette

 

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Ville embrumée

 

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Les mets locaux sont relevés. De gauche à droite: abats de poulet, racines de lotus, crevettes, escargots, et légumes que je n'ai pas su déceler. On notera le ton rouge vif qui ressort de chaque plat. Inutile de vous dire qu'il s'agit de piments et de poivre du Sichuan!

 

Loin des régions prospères de l’Est : Shanghai, Hangzhou, Suzhou, Nanjing, et du Sud : Shenzhen, Guangzhou (alias Canton), Chongqing est plutôt restée dans l’ombre du développement économique phénoménal de la Chine. Mais tout comme Chengdu, sa ville « sœur », elle attire beaucoup d’investissements ces dernières années en raison du coût de production en hausse dans les villes mentionnées. Ses loyers bas, ses espaces, son développement récent attisent les convoitises. Beaucoup de boites d’informatique, d’automobile, de textile y ouvrent des usines.

 

Sa situation géographique est également un avantage car elle se situe à mi-chemin entre la côte Est et les pays frontaliers de la Chine à l’Ouest : Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Inde, Birmanie, avec lesquels le commerce ne cesse de se développer.

 

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Chongqing est le point A sur la carte

 

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Des gratte-ciels un peu partout, comme d'habitude

 

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Métro: des faux airs de ligne 13 aux heures de pointe

 

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Les drapeaux chinois jonchent la rue piétonne du centre-ville. Leur recrudescence dans toutes les villes de Chine coïncide avec le conflit diplomatique avec le Japon à propos des îles Diaoyu/Senkaku, conflit qui a renforcé le sentiment patriotique des Chinois. Simple hasard ou calcul politique, tout ceci intervient alors que la passation officielle de pouvoir entre Hu Jintao et Xi Jiping aura lieu en novembre 2012

 

Chongqing est une ville quasiment inconnue en France voire même dans le monde occidental, mais elle est amenée à prendre de plus en plus d’ampleur au sein de l’empire du Milieu et en Extrême-Orient dans les années, les décennies à venir.

 

Beautés de l'Ouest

Le célèbre charme des Chongqingren (habitantes de Chongqing) serait dû au microclimat qui règne sur la ville : la brume couvre constamment le soleil, protégeant ainsi la peau de ces dames de toute impureté. Les piments ont aussi un rôle à jouer : ils auraient des vertus bienfaisantes pour le corps. Sur le terrain, je ne peux que confirmer cette réputation de beauté.   ;-)

 

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Deux pépées de Chongqing

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Un prince rouge dans le panier de crabes

Chongqing se trouve sous les feux de l’actualité politique intérieure chinoise. Bo Xilai, qui a été Secrétaire du Parti Communiste de la ville jusqu’en mars 2012 (titre donné en Chine au maire), est actuellement dans de beaux draps.

Ce prince rouge, comme sont surnommés les descendants de hauts dirigeants du PCC, est lui-même un cadre politique influent au niveau national, et monte en grade dans le Parti. Par ailleurs ancien maire de Dalian, Bo Xilai a littéralement nettoyé Chongqing de ses criminels mafieux pendant son mandat, afin d’assainir les flux de capitaux et le développement de la ville, et maintenir ainsi une croissance du PIB local à deux chiffres.

Avec la collaboration de Wang Lijun, chef de la police, un réseau mafieux énorme a été démantelé. Les médias chinois ont parlé de procès du siècle. Plus de soixante chefs de gang ont été arrêtés dans la ville. 2,000 personnes impliquées. De nombreux fonctionnaires ont été condamnés pour corruption. Dont l’ancien chef de la police, qui s’est révélé être lui-même l’un des « parrains » les plus influents de la ville !

Xie Caiping, l’épouse du frère de l’ancien chef de la justice de Chongqing, était elle aussi une personnalité influente au sein du Crime. Elle a été condamnée pour participation au crime organisé, faux emprisonnement, corruption, protection de réseaux de trafic de drogue et gestion illégale de casinos. Elle aurait eu plus de seize amants, parfois trente ans plus jeunes qu’elle, à qui elle versait chaque mois un salaire et des avantages luxueux en tous genres.

 

Scénario de roman policier

Bo Xilai a donc accompli un travail pharaonique pour mettre tout ce beau monde sous les verrous et assainir la ville. Cela lui a valu les honneurs au sein du gouvernement chinois, on l'a même qualifié d'étoile montante du Parti.

Mais le retour du bâton n’a pas tardé. Dans un pays où les frontières de la légalité sont parfois troubles, s’attaquer à la mafia n’est pas sans conséquence. Je me souviens d’un livre de Qiu Xiaolong où il écrit qu’enquêter sur la mafia en Chine revient à « mettre la main dans un panier de crabes ».

Cette année la femme de Bo Xilai a été arrêtée et condamnée à la peine de mort avec sursis, ce qui équivaut en Chine à la perpétuité, pour une sombre histoire de meurtre par empoisonnement d’un Anglais qui aurait été son conseiller financier et son amant. Le chef de la police Wang Lijun, ayant eu vent de cette affaire, aurait alors immédiatement demandé l’asile politique au consulat américain de Chengdu par crainte de représailles. Trahison pour Pékin qui l’a par la suite condamné à quinze ans de prison.

Aujourd’hui Bo Xilai lui-même est déchu de son poste à Chongqing, et exclu du Parti. Il vient de perdre ainsi son immunité parlementaire et a été inculpé la semaine dernière pour corruption, abus de pouvoir, complicité de meurtre et relations sexuelles extraconjugales, après plusieurs enquêtes internes. Bo Xilai le prince rouge, l’étoile montante du Parti aux ambitions nationales, voit son ascension stoppée brutalement. Les suppositions vont bon train dans cette affaire qui a des allures de luttes intestines dans les hautes sphères du Parti, à l'approche du changement de président de la République populaire.

Mais je ne peux en dire plus sous peine de moi-même devoir en payer les conséquences. Voilà en tout cas une intrigue qui ferait un super polar de Qiu Xiaolong.

23 octobre 2012

Parfum d'Europe

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MANTES

 

Profitant de vacances prolongées entre deux emplois, qui ressemblent de plus en plus à un congé sabbatique, je suis retourné en France, rentré au bled, regagné mes pénates, « hui guo le » en mandarin, les expressions ne manquent pas. « Le Chinois » is back.

L’accueil toujours très chaleureux de la part de ma famille et de mes amis proches me donne l’impression d’être un privilégié. A l’approche de chaque retour au pays mon père dit que je suis attendu comme le loup blanc. Je suis reçu comme un prince.

Comme si vivre à l’étranger était un exploit, comme si les milliers de kilomètres parcourus me valaient une hospitalité particulière. Je reviens en héros. Je fais pourtant parti de la maison. Je suis un membre de la famille et j’habite de l’autre côté de la planète. Sentiment paradoxal.

Je me suis régalé lors de plusieurs festins – notamment « une raclette de bienvenue » et une « de départ » qui sont devenues une institution. On savoure bien mieux les plats de chez nous après huit mois de privation (ça vaut aussi pour tout le reste). Les mets que j’ai pris le plus de plaisir à retrouver sont le pain, le fromage, la charcuterie, le vin. Du classique, du lourd.

Hormis ces riches repas j’ai revu de vieux amis, toujours fidèles au poste, pour faire toujours les mêmes activités : matches de ballon rond (en vrai et virtuel), inhalations de fumées orientales, débats sur l’actualité et le cours des choses, autant de prétextes pour partager des moments ensemble. Qu’il est agréable de sentir que les bons potes sont toujours là, malgré la distance et le temps qui s’écoule.

Cette fois-ci je n’ai pas eu de contrainte de temps lors de mon séjour en France. J’ai pu me programmer quelques virées dans des villes européennes dites « easyjet ». Ma première destination a été une ville que je tenais à cœur de revisiter depuis mon semestre d’études : celle de la Mecque de la techno

 

BERLIN

 

Cette ville, dans laquelle j’ai passé 6 mois en 2009, m’a marqué à jamais. C’est elle qui m’a donné le goût des voyages. L’envie de vivre à l’étranger. La confiance de pouvoir m’adapter dans un milieu inconnu. Fruits merveilleux du programme universitaire européen Erasmus, qui d’ailleurs serait voué à disparaître faute de budget.

C’est donc avec un immense plaisir que je suis retourné à Berlin, avec mon pote Xavier. On a commencé par se boire une Erdinger et manger un Bretzel au coucher du soleil dans un parc près d’Ostbahnhof, à Berlin Est.

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Puis bien sûr on a enchaîné avec une soirée jusqu’à l’aube dans plusieurs boîtes de nuit. Des boîtes ouvertes aussi bien le vendredi soir, que le samedi matin ou le dimanche après-midi à Berlin.  

Sur les traces de Paul Kalkbrenner, DJ berlinois mondialement connu grâce à son film Berlin Calling, et que j’avais croisé à Shanghai quelques mois plus tôt. Cependant Kalkbrenner n’a pas vraiment la côte dans les gros clubs techno d’ici (Berghain, Ritter Butzke, Kater Holzig) car il est jugé trop commercial.

De nombreux touristes venus de toute l’Europe viennent profiter de ces nuits allemandes rythmées comme nous. Surnommés un peu péjorativement les « Easyjet-setteurs ».

Hormis ces joies nocturnes, j’ai pris le confortable Ringbahn, sorte de RER qui fait le tour de Berlin, pour nager quelques longueurs dans l’énorme piscine de Landsberger Allee. Comme un clin d’œil au bon vieux temps où j’y allais régulièrement avec mes colocs.

Je suis allé à Kreuzberg en U-Bahn, le métro qui circule non stop le week-end, pour effectuer un pèlerinage dans les épiceries, marchés et restaurants turcs.

L’hôtel où je logeais, avec son hall d’entrée couvert de tags et squatté par des punks, rappelle bien l’ambiance underground qui règne dans la ville. Situé à Warschauer Strasse, dans le cœur de la nuit berlinoise infinie.

 

Je pense que je n’en ai pas fini avec Berlin. J’aime vraiment cette ville, si attirante, si hétéroclite mais finalement homogène dans son style. Patrizia, une amie italienne d’Erasmus, y est restée depuis, elle a trouvé un emploi à la fin de ses études. J’avoue que ça me donne des idées. Mais j’ai déjà d’autres projets à quelques milliers de kilomètres à l’Est…

 

 

ROME ET FLORENCE

 

Après mon retour à Paris, j’ai vite repris l’avion pour l’Italie. Avec May, déjà présentée dans ce blog, venue de Chine pour visiter l’Europe avec moi.

Notre voyage transalpin m’a bluffé. J’étais déjà venu à Milan, mais à l’époque je m’étais concentré sur le club aux couleurs rouge et noir et son mythique stade. Cette fois-ci, Rome et Florence m’ont littéralement charmé, pour d’autres raisons. Les paysages entre espaces naturels et monuments à l’architecture baroque sont magnifiques. Les peintures de la Renaissance qui remplissent les innombrables musées sont des bijoux. Les pizzas et pastas, des délices. La langue italienne, une merveille. Et le beau soleil et le mercure qui frôle les 30 degrés fin septembre, un régal. Chacune de ces raisons en est une suffisante pour justifier le déplacement.

Surtout avec l’essor des compagnies low-cost. J’ai visité Rome et Florence pour 90 euros aller retour. Une aubaine, qui donne envie de visiter encore plus l’Europe.

A Rome je pensais voir une grande ville polluée, remplie de voitures klaxonnant à tout va. J’y ai vu une très belle cité, quadrillée au centre par des rues piétonnes aux façades jaune et orange, où les cafés et les pizzerias prospèrent au calme. Les vestiges de l’Antiquités rappellent le poids de l’Histoire romaine. Des vallées entourent la cité, d’où son surnom de Ville aux Sept Collines.

Florence, à trois heures de train de la Ville Eternelle, m’a séduite par sa beauté architecturale. Les rues ici aussi sont pleines de charme. Pas une place dans le centre-ville florentin où il n’y ait une église. Les théâtres et musées sont légion, dont la fameuse Galerie des Offices. On y trouve des peintures de Michel-Ange, Raphaël, De Vinci, Caravaggio.

 

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Petite anecdote : l’omniprésence des œuvres d’art à Florence crée chez certains touristes un malaise, un trouble du voyage, causé par le trop-plein d'émotions. C’est ce qui est arrivé à l’écrivain Stendhal lors de son passage dans la cité florentine en 1817. On parle alors de syndrome de Florence ou syndrome de Stendhal. Pour ma part je n’ai pas été atteint, apaisé par l’idée des pizzas quattro stagioni qui m’attendaient à la sortie des musées.

 

Les arts de la Renaissance ne sont pas le seul atout de Florence. L’arrière-pays toscan offre un paysage charmant entre collines de cyprès, fleuves, vallées, soleil et maisons orangées. Il donne une impression de paix naturelle, verte et dorée. Le romantisme absolu.

 

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MUNICH

 

Deux jours après mon retour d’Italie, me voilà de nouveau en Allemagne : à Munich. Egalement 90 euros a/r avec Lufthansa. Avec mon père, on est venus rendre visite à mon frère Antonin qui y fait ses études. Par hasard (ou pas), notre date de séjour coïncidait avec la Fête de la Bière! On a pu voir tout au long de ces cinq jours des gens en costume bavarois un peu partout dans la ville, dans le métro, les bus. Pas question par contre d’entrer dans une des tentes de l’Oktoberfest sans avoir réservé des mois à l’avance, où alors il faut venir à l’aube. Je me suis demandé pourquoi la foule s’empresse si c’est juste pour boire de la bière et manger du poulet dans une énorme tente qui sent le houblon jusqu'à l'écoeurement. Apparemment les Munichois disent que la Fête est devenue trop commerciale et la désertent, seuls les touristes et les entreprises y vont et s'y soûlent.

Hormis les personnes ivres dans les rues, les gens allongés sur le plancher du métro, et les vomis disséminés aux quatre coins de la vile,  l’un des autres effets de la Fête de la Bière est le prix hallucinant des hôtels. J’ai vu un tarif de 80 euros pour une nuit dans un lit en dortoir !! Un prix fou, ce qui nous a poussé mon père et moi à nous passer d’hôtel et de dormir dans la chambre d’étudiant de mon frère, matelas gonflable pour le paternel, tapis de gym et duvet pour moi. Un choix judicieux au final puisqu’outre l’économie financière, ça nous a permis de passer plus de temps en famille, entre mecs. Des très bons moments.

J’ai eu un sentiment agréable en séjournant dans la cité munichoise. Pas si « chic » que je le pensais. Ville étudiante, les gens ont l’air plutôt détendus. Le beau soleil était de la partie. Les bières brunes locales, évidemment succulentes. Entre les footings au parc de Studentenstadt, les bouffes à la Hofbräuhaus am Platzl (énorme brasserie du centre-ville où, je l’ai su après, Hitler avait organisé un de ses premiers meetings en 1920), j’ai revu Matias, un ami argentin ex-collègue à Suzhou, qui maintenant travaille à Blaichach dans les Alpes allemandes et dont la copine vit à Munich.

J’en ai profité pour acheter des chaussures de foot « qualité allemande », car j’ai l’impression qu’elles sont toutes fausses en Chine. Je les ai testées illico avec mon frère lors d’un foot avec des Turcs et sous l’œil avisé de mon père, ce qui lui a rappelé ses années en tant qu’arbitre de touche au FC Mantois.

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Puisqu’on parle de football, j’ai fait un passage obligatoire par l’Allianz Arena, l’antre de « Kaiser » Franck Ribéry. Mais je l’ai visité vide, car le match de championnat contre Hoffenheim affichait complet. « Scarface » y a d’ailleurs inscit un doublé.

Je me suis également baladé au parc Olympique qui a accueilli les JO de 1972. A la vue des toiles du toit de l’Olympiastadion, ancien stade du Bayern, j’ai tout de suite pensé à la lucarne de George Weah face à Oliver Kahn lors d’un Bayern-PSG de Ligue des Champions en 1994. J’avais huit ans mais j’étais déjà à fond !

http://www.youtube.com/watch?v=q7OyefXtdi4

 

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Fermeture de cette parenthèse européenne bien agréable.

Je retourne en Asie avec le sentiment que le Vieux Continent garde malgré tout beaucoup de charme. Je serai bien resté plus longtemps pour voir plus de choses, partager plus de temps avec ceux que j'aime.

Je repars avec ce constat frustrant: plus on voyage, plus on a envie de voyager.

 

20 août 2012

Pensées aériennes

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Un énième décollage depuis la piste des étoiles dalianaises.

Même après tant de vols en avion, je me demande toujours comment une telle carlingue peut s’envoler si facilement dans les airs. A côté du hublot au coucher du soleil, j’ai une vue agréable sur le ciel océan et les nuages virant au rose. Des pensées plein la tête.

Il est temps pour moi de retourner au bercail. Direction Suzhou pour plier mes bagages et ensuite Paris. Ce séjour de deux semaines dans le nord-est asiatique (Séoul puis Dalian) m’a fait le plus grand bien.

Séoul, son raffinement, son esthétisme, sa langue envoutante, ses nuits enivrantes. Dalian, sa mer, son soleil, sa fraîcheur, ses parties de foot.  Je me suis à la fois reposé et bien amusé.

Les mois derniers furent riches en émotions, une fois de plus. J’ai reçu les visites à Suzhou de Barath, un ami, et Caroline ma sœur. Je vous remercie encore, tous ceux qui ont avalé des milliers de kilomètres pour venir me voir et m’apporter les habituels saucissons et pots de sauce samouraï !

Après deux ans et demi de bons et loyaux services à Suzhou, je sens que j’ai besoin d’un nouveau challenge. Comme une envie de changement.

Je ne veux pas quitter l’Asie Pacifique, elle qui m’a tant donnée. La Corée m’attire, pour sa langue si belle, son amour pour le football, sa modernité et aussi pour découvrir un pays souvent méconnu. Rester en Chine ou partir au Japon sont également des pistes possibles.

Les semaines à venir seront celles de la réflexion. Quoiqu’il arrive je suis plein d’espoir car le monde est si grand et la vie a tant de belles choses à nous offrir, il suffit d’aller les chercher.

Mon avion va bientôt atterrir à l’aéroport de Pudong dans le sauna shanghaïen. Juste le temps de rentrer à Suzhou, préparer mes affaires, et deux jours plus tard m’envoler à nouveau, pour Roissy Charles de Gaulle cette fois.  Je reste en France jusqu’en octobre avant de retourner dans cette chère Asie. J’ai aussi prévu des séjours en Allemagne et en Italie entre temps.

Pour encore profiter de cet été savoureux

 

 

22 mars 2012

Max United

Un trophée de plus!

Me voici vainqueur du tournoi de foot en salle organisé par l'école SSIS de Suzhou.

Un tournoi gagné haut la main, sous les couleurs de Max United. (Max étant le prénom du fils du coach équatorien). Au total 7 matches, 27 buts marqués et zéro encaissé. Une défense de fer et une attaque de feu! Avec notamment une ouverture du score en finale de votre serviteur, finale qui s'est conclue sur le score de 2-0.

Cette équipe spécialement créée pour l'occasion, était composée de 2 Français, un Marocain, un Chinois, un Argentin, un Equatorien et un Saoudien. Merci l'arrêt Bosman

 

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Photo publiée à la une de L'Equipe du lendemain

 

 

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Maaz "the Saudi Arabian Panther" et moi

 

 

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Maillot collector!!

12 mars 2012

Chingliche!

Après deux ans et des patates passés dans cette chère Chine, je peux dire que j'en ai vu de toutes les couleurs. J'en ai aussi entendu des pas mal!

Amis amateurs de la langue de Shakespeare, Wayne Rooney et autres Charles Bronson, je publie ici un florilège des expressions anglaises remaniées à la sauce extrême-orientale, entendues de la bouche de mes compères mandarins. On appelle ça du chinglish, c'est plutôt original!

Notice d'utilisation: cliquez sur les images pour qu'elles apparaisses en plus grand. Dans la colonne tout à gauche, l'expression marrante entendue en Chine. Puis de gauche à droite, l'expression chinoise dont je pense qu'elle est tirée, l'expression anglaise qui aurait dûe être employée, puis l'auteur du crime et sa ville.

Comme vous pouvez le constater, mes principales sources chinglaises sont Nancy, une ex-collègue, Cheng, un ami de Dalian (qu'on peut voir plus tôt dans ce blog en Père Noël jaune), et enfin, sans contestation, la Palme d'Or est décernée à Lisa, une amie, poète méconnue originaire de Suzhou.

 

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8 février 2012

La chronique des waters

Les toilettes, en Chine, toute une histoire. On en voit de toutes les couleurs.
 
Au boulot, nous partageons les WC avec les opérateurs qui travaillent à la chaîne. De sacrés phénomènes.
 
Certains ne se gênent pas avec les nuisances sonores. Ils offrent à tous les auditeurs une véritable symphonie.
 
D'autres, sur le trône, émettent des appels, répondent au téléphone, comme s'ils étaient au bureau. Ils semblent considérer les waters comme un centre de téléconférence.
 
Il arrive également d’entendre deux compères, chacun dans sa cabine de toilettes, en train de bavarder entre eux en mandarin, et de refaire le monde en pleine action.
 
Et puis il y a les artistes. J'ai entendu un Chinois, enfermé dans son lieu d'aisance, pianoter les touches de son téléphone, émettant alors des notes de musique. Il était en train de composer une chanson!
Probablement un mélomane à ses heures perdues, en pleine inspiration dans ce lieu propice à la créativité.
 
Pour illustrer ce rapport unique qu’ont nos amis mandarins avec les toilettes, je vous montre une publicité qui prouve un constat sans équivoque : ici le trône est sacré.

 

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1 février 2012

En grande pompe

Bonjour, chers lecteurs de France et de Navarre.
 
Et oui je suis toujours là malgré de longs mois d'absence. Veuillez m'excuser pour ce silence radio, j'ai été plutôt pris par un nombre élevé de voyages, séjours, et autres périples!
De plus mon blog est parfois bloqué par l'Internet chinois, et mon ancien ordinateur est très lent. Cela ne facilite pas les choses.
N'en jetez plus! Je suis maintenant en mesure de vous redonner des nouvelles. Et poussé par la gronde populaire lors de mon passage en France pour les fêtes, je m'y remets avec plaisir.
 
Le dernier article remonte au mois d'aout 2011! J'ai honte
 
Alors voici un petit récapitulatif des moments chauds des mois précédents:
 
Septembreen cette fin d'été torride, moite, humide, mon fidèle lieutenant Xavier, alias Rabby, est (re)venu me voir à Suzhou. J'ai pu le loger chez moi dans mon nouvel appart' bien confortable de ma résidence nommée Xing Hai Ren JiaCe qui signifie Appartements de la Mer étoilée.  On s'est accordé un week-end sympathique à Busan, sur la côte sud de la Corée, ainsi que plusieurs virées à Shanghai. De nombreuses soirées, rigolades et discussions enflammées au cours de ces trois semaines passées trop vite.
 
Octobrevoyage de dix jours au Vietnam avec mon père et mon artiste de petit frère, alias Dom et Olivier, à l’ occasion de la Golden Week: vacances nationales chinoises. Le Vietnam est un pays magnifique, il y a de tout, mer, montagne, campagne, piscine, piments, chaleur, bonne humeur, eau turquoise, sympathie, train de nuit. Des moments savoureux passés en famille, le guide y compris. C'est tout simplement mon voyage préféré depuis mon arrivée en Asie, à la fois pour le Vietnam qui est sublime, pour l'organisation insolite (cinq régions visitées, et à chaque fois un moyen de transport et un type de logement différent) et bien sûr pour avoir été avec des personnes que j'aime.
 
Novembre et décembre furent deux mois de repos si l'on peut dire, comparés aux événements riches en couleur des semaines précédentes. J'ai pu me concentrer sur le travail, bien entendu, mais aussi sur le foot. Et oui je suis maintenant le capitaine et entraineur de l'équipe de foot des Français, dans le championnat des expatriés de Suzhou. Tout cela combiné avec les tournois du Bosch FC, l'équipe de mon entreprise, cela fait maintenant des week-ends consacrés au ballon rond, et c'est nickel!
Ah oui je suis aussi allé un week-end durant à Séoul, en compagnie de Matias, nouvel ami argentin, et Hiro, japonais. Une ambiance internationale pour une énième mais toujours trépidante visite de la capitale sud-coréenne!
 
- Fin décembre, l'heure des fêtes. J'ai sauté dans un avion Aeroflot (compagnie aérienne russe, ironiquement surnommée le Goulag des airs) pour venir à Paris après une escale moscovite enneigée. J'ai donc pu passer 2 semaines dans la chère mère patrie. Enfin! J'ai revu toutes les bonnes têtes, famille, amis, je me suis fait inviter à plein de restos, et repas, dans une pléiade de bonne bouffe française, vin rouge, mont d'or et autres charlotte aux poires. J'ai passé le réveillon du 31 à domicile, chez moi en compagnie d'un cercle rapproché d'amis. On a appliqué la règle des 3C: Chicha, Chivas, Champagne. Je suis allé au cinéma voir Les Intouchables, et Mission Impossible. Je suis aussi allé à la piscine, et au Beirut café.  
Sur invitation de Myr ma belle-mère, je suis même allé rouler des mécaniques dans une classe de lycéens, raconter mon parcours et ma vie en Chine.
 
Merci à tous d'avoir consacré du temps pour moi. Et désolé pour ceux que je n'ai pas pu voir, le temps me fut limité, je reviendrai spécialement pour vous.
 
- Janvier: retour dans le froid chinois, la valise chargée de mes cadeaux de noël, saucissons, maillot du psg et livres. Mais je n'ai pas eu le temps de souffler: le nouvel an Chinois du Dragon est tombé cette année fin janvier, encore une semaine de vacances! Décidément je ne suis pas verni.
Il faut savoir que pendant le Nouvel An Chinois, tous les Chinois sont soit en touristes, soit en famille. Les sites touristiques et les transports sont par conséquent pris d'assaut, mais d'un autre côté les villes sont désertiques, la plupart des magasins et restaurants  fermés et les taxis introuvables.
Pour ne pas me retrouver dans ce bourbier pendant ces vacances, ma priorité a été: fuir la Chine!
Je me suis donc envolé pour Saigon, pour retrouver un Vietnam chaleureusement tropical. J'ai passé deux jours dans la capitale à vadrouiller, puis trois autres à la plage de Nha trang à ne rien faire à part bronzer, dormir, savourer un phô (soupe) et un cà phê (café). Les 30 degrés vietnamiens m'ont permis de couper avec les températures peu amènes de l'hiver Chinois. Ceci étant, la météo à Suzhou est bien clémente comparée aux rudes conditions hivernales dans le DongBei* : -15 en moyenne a Dalian, dans les -25 à Changchun et ne parlons pas d'Harbin!
 
Me voici maintenant de retour dans le bain Chinois, prêt à cueillir le printemps.
J’attends avec impatience le 12 février, reprise du championnat, et le 1er mars, réouverture du sauna de mon quartier! 
 
 
*Les plus avisés d’entre vous reconnaîtront cette expression désignant les trois provinces du nord-est de la Chine : Liaoning, Jilin et Heilongjiang.
 
 

~ ~ ~ ~ ~

 

Chers lecteurs, pour le plus grand plaisir de vos yeux, laissez-moi agrémenter ce modeste article de quelques photos de Corée du Sud et du Vietnam!

 

1. Busan (Corée du Sud)

 

ba

Vue sur la baie de Busan. Bon...

 

 

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Un touriste à la recherche de lui-même

 

 

korean_poisson

La poiscaille coréenne

 

 

lamirabi

L'ami Rabby en extase devant ses futurs fruits de mer!

 

 

ad

Rabby admirant les dernières tendances coréennes

 

 

philippe

Lunettes à la mode asiatique. On n'aime ou on n'aime pas

 

 

apero

C'est l'heure de l'apéro. Pas de passage en Corée sans dégustation de Soju!

 

 

sanbu

Busan la nuit, bien animé

 

 

philo

Philosophie de comptoir

 

 

2. Le Viêtnam

 

stale

Voici ce qui fut mon activité principale au Viêtnam: rien!

 

 

monoc_ok

Le frérot en monocoque sur le Mékong

 

 

ssic

Photo du touriste classique

 

kong

Elle rame elle rame la viêt

 

nagenem

Préparation de nem. D'ailleurs ils n'appellent pas du tout ça un nem!! Ca a un nom compliqué que je n'arrive pas à retenir

 

 

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A Saigon le cà phê se boit glacé

 

 

bus

Enfin un bus bien décoré!

 

 

bus_int

Bus de nuit entre Saigon (la capitale) et Nha Trang (la plage). Un peu exigu mais tellement dépaysant!

 

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Ces deux-là n'ont pas besoin de ser...viêt!

 

12 août 2011

Maria et Guilin

Maria, une bonne amie du lycée (si ce n'est plus hehe), a joliment conclu ce printemps 2011 riche en visites venues de France. Accompagnée d'une amie elle est restee basée a Shanghai mais on s'est offert un inoubliable week-end a Guilin, avec ses paysages magnifiques et sa quiétude loin des grandes villes. Croisière en bateau, en pirogue, et rando a velo dans un environnement exceptionnel, on s'est vraiment senti en pleine nature, et c'est pour l'instant l'endroit le plus beau de Chine que j'ai vu.
Elle m'a apporté des nouvelles fraîches de notre chère ville d'origine, Mantes-la-ville, et surtout de nos anciens camarades lycéens. La plupart ont un super job, certains sont deja mariés. Que des nouvelles encourageantes. Apparemment beaucoup se demandent comment et pourquoi j'ai atterri en Chine. Maintenant que Maria a vu que je vis plutot confortablement ici, je compte sur elle pour prêcher la bonne parole aupres d'eux! Je pense qu'elle le fait parfaitement.

Merci a toi Maria ca m'a fait tres plaisir de te voir, et tu es la bienvenue pour un nouveau sejour dans l'empire du Milieu, je te presenterai des banana people :)

Et voici les photos

maria

La belle Maria

 

 

 cestbeau

 

lhomme_qui_contemple

 

mar

13 juillet 2011

Up

Une si longue absence…
Si je n'ai pas écrit ces mois-ci c'est que le programme en Chine était bien chargé. D'abord la visite de ma mère et mon beau-père en février.
Puis Cedrik en mars. Maria en Avril. Puis des voyages à Singapour, Taiwan en mai. Puis juin profiter de mon pote Romain qui s'en va. Sans compter les compet' de foot qui sont légion au printemps. Et bien sur le boulot. A peine le temps de souffler!
Au final beaucoup de voyages, beaucoup de sorties, restos, bars, beaucoup de bons moments :) hehe
 
Mais bien sûr je pense toujours à vous mes chers lecteurs.
Surtout ceux qui ont passé leur bac n'est ce pas Anto
 
Depuis le départ de Romain Suzhou est bien calme. Sous la chaleur suffocante de l'été chinois j'ai le temps de préparer les prochaines échéances: mon pote Xavier qui vient en septembre, et début octobre voyage au Vietnam avec mon père et mon frère (le p'tit dernier)!!
Pas de passage par l'Hexagone cet été, faute de temps et d'argent. Mais c'est pas l'envie qui manque!
Je vous laisse avec quelques photos des semaines passées.
Bonne lecture!
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Jn in China
Jn in China
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